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09/01/2017

c'est ça l'hiver

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Il faut bien l'avouer, l'hiver chez nous, c'est plus souvent "mud season" que neige et froid sec. Alors quand la nature se donne en spectacle, on adhère tout de suite et même, on sort plusieurs fois par jour pour bien sentir les choses.

Que plusieurs jours de suite la température reste bloquée sous le zéro, bien en bas du thermomètre, et c'est le dépaysement complet, la grande fête de l'hiver.

Tout le paysage semble cristallisé et le givre métamorphose la moindre brindille en sculpture fragile. Les couleurs s'effacent et une palette de gris doux prend place, de l'aplat du ciel aux étendues herbeuses, des talus à la ligne du chemin. Une gomme magique a tracé par-dessus les graminées, branches et ronces et c'est tout un entrelacs graphique et argenté qui s'offre sous le ciel morne. Le verger se devine au loin et le givre envahit tout, jusqu'à l'air silencieux, épais et presque solide qui me pénètre, tranchant, pendant ma promenade.

Bientôt la féérie cessera et le givre tombera des branches par paquets, petits fracas qui me font me retourner parfois, laissant les écorces noires et humides dessiner un paysage plus commun.

Mais pour l'instant c'est l'hiver, il fait froid et quand je reviens vers le village, les cheminées envoient leurs volutes au ciel, invitant au refuge des maisons douillettes. L'odeur des feux de bois imprègne jusqu'aux abords du hameau, et c'est la même que les anciens habitants pouvaient sentir autrefois, quand ils rentraient des champs, contents peut-être de leur travail et de savoir leurs bêtes à l'étable.

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23/08/2016

il fait chaud

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Il fait chaud.

C'est le temps des siestes, des lectures, des repas frais et des petites séances d'écrans.

Certains jours, il faut fermer les rideaux et la pénombre et le frais de nos gros murs sont notre refuge. Ce n'est qu'après le dîner que tous rejoindront leurs vélos et ballons.

Et peut-être, si ce n'est pas trop tard, une courte promenade avec les chiens pour voir le coucher du soleil, notre meilleure série de l'été.

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25/06/2016

juin sous la pluie

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Le jardin fume après l'averse, la terre exhale une humidité dont juin ne vient pas à bout. Il pleut souvent, le temps est lourd, l'orage jamais très loin. Les bottes sont de mise une bonne partie de la journée et les créneaux pour couper l'herbe sont rares.

Un de ces derniers soirs fera date dans notre quotidien tempéré. Au fil de l'après-midi, les nuages s'étaient accumulés tantôt à l'est, tantôt à l'ouest, finissant par noircir entièrement la portion de ciel qui surplombe la maison. Sous ce couvercle anthracite, presqu'aussi solide que les toits d'ardoise, le moindre pas dans le jardin faisait ressentir la masse électrique de l'air. Dans le verger, j'ai trouvé une poule, une des deux jaunes nées l'an dernier, trempée par la pluie qui commençait déjà. Je l'ai crue malade mais elle faisait simplement la discrète, cachée dans les herbes sur un nid d’œufs qu'elle couvait bravement dans l'atmosphère hostile. Le tonnerre a roulé et grondé toute la nuit, mais ma poulette était au chaud dans le poulailler avec ses sœurs.

L'orage a duré presque vingt-quatre heures. Tout dans la maison s'est progressivement gorgé d'eau. Les vitres et les miroirs étaient couverts d'eau qui gouttait, les placards, les objets, tout poisseux et recouvert d'une pellicule d'eau, les livres et les papiers devenus mous, les chiens aux yeux inquiets dans la moiteur, le sol comme lessivé avec une serpillière mal essorée et le dîner servi sur une table trempée...

Et comment faire dormir les enfants : fenêtre ouverte aux éclairs ou fermée sur la touffeur des chambres ?

Un épisode exotique et par bonheur passager, que d'autres ailleurs connaissent six mois dans l'année...

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04/04/2016

intersaison

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Comme Philippe, nous sommes tous tendus vers le printemps.

Après les grippes, les percées de pré-molaires et autres petits plaisirs de fin d'hiver, après la gadoue et les jours gris, nous ressentons un nouvel élan partagé avec les plantes et les bêtes. Très bientôt, le soleil se fera plus fort et tout s'épanouira.

Déjà, le jardin se prépare et le magnolia stellata, devant ma fenêtre, en fleurs depuis fin décembre, sort désormais ses feuilles. Les animaux profitent du moindre rayon de soleil pour se réchauffer et la basse-cour explore toujours plus loin le champ des chênes.

Des envies nouvelles nous prennent, des piques-niques, de nouvelles plantations, des promenades plus longues, de nouveaux animaux. Les enfants sont en vacances, ils vont pouvoir dormir le matin, ressortir les vélos et les ballons. Nous remettrons du sable propre dans le bac dehors et il faut ressortir la table de la terrasse, tondre un peu, il reste des feuilles à ramasser pour le potager et des arbres à tailler et éclaircir pour que la lumière pénètre au cœur.

Le poêle est encore allumé, il faut encore mettre un manteau le matin, mais nous nous préparons, nous sommes prêts à sortir de nos gangues hivernales.

Bientôt, le printemps nous fera tous refleurir.

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28/10/2015

jours d'automne

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Tout en ce moment rosit, rougit, jaunit, se teinte de bruns variés, d'ocres et d'oranges et c'est l'apothéose de l'automne telle que Thoreau la décrit dans ses "Teintes d'automne". J'adhère à son idée selon laquelle ces feuilles aux couleurs magnifiques sont non pas en train de mourir mais bien plutôt au sommet de leur mûrissement, tout comme peut l'être une pomme ou un autre fruit.

Déjà cela demande plus d'efforts de sortir de la maison, de quitter les jeux, le poêle allumé, il faut retrouver les bottes, les manteaux et parfois même déjà un bonnet ou un foulard, mais la campagne est à son apogée et le spectacle des arbres sous les ciels ennuagés vaut toutes les émissions de télévision.

Dès le milieu de l'après-midi, le soleil mordore les murs des maisons et les feuillages et la moindre feuille un peu jaune touchée par les rayons obliques devient elle-même soleil.

Illuminations inattendues dans les haies, dans les bois et à chaque coin du jardin.

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22/09/2015

c'est l'automne !

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L'automne arrive demain. Nous sommes préparés pour sa venue car déjà il y a eu de grands vents, des journées de pluie, des températures qui baissent le soir, des envies de couettes plus chaudes et de plaids confortables. C'est la période du mûrissement, des récoltes et de l'abondance. Chailleux, rainettes, court-pendues, on peut choisir toutes les pommes dans le seau et les mordiller tour à tour, les regarder, les câliner, les faire rouler.

Ce soir on allumera le premier feu dans le poêle et je sais qu'ils attendent ce moment depuis plusieurs jours. Peut-être mettra-t-on la petite table pour le dîner juste devant pour être tout près et regarder les flammes à loisir.

L'automne nous apporte un nouveau rythme quotidien et une autre façon d'être à la maison. Tous se rassemblent autour de la pâte à modeler, des crayons, des légos, des petites voitures sur le tapis, tandis qu'à la cuisine on assiste au retour des soupes et des plats mijotés. Dans les champs et les chemins, on guette les champignons qui déjà éclosent. Les châtaignes seront bientôt prêtes et peut-être les prunelles. Au jardin les dernières tomates rougissent encore un peu et les potimarrons gonflent de jour en jour, seront-ils prêts pour Halloween ?

Bienvenue à l'automne !

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12/09/2015

dans la forêt

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Comme il pleuvait à verse ce matin, nous avons cru que l'automne était arrivé. Nous avons aussitôt pensé à la forêt où nous pourrions le vérifier, nous avions envie d'une balade sous la pluie, dans les odeurs de feuilles foulées et de champignons, j'avais même pensé étrenner mon nouveau ciré acheté à la coopérative maritime cet été. Matthias parlait d'allumer le poêle en rentrant, pour le goûter et je lui opposais que nous n'étions que début septembre et que quelques bougies suffiraient à réchauffer les cœurs.

Au lieu de l'automne c'est bien l'été que nous avons retrouvé sous les arbres. Le ciel s'était dégagé et il a fallu faire un effort pour trouver un champignon ou une feuille rousse. C'est presque soulagés que nous avons dû ôter un pull ou une veste, et les quelques flaques trouvées en chemin ont à peine suffi à mouiller les bas de pantalon. Tilia s'en est donné à cœur joie et la pause finale dans les grandes herbes leur a permis, je le crois car ils étaient silencieux et concentrés, de sentir la forêt avec tous leurs sens.

Rentrés à la maison, c'est sur la terrasse que nous avons pris le goûter. Déguisés en chevaliers, ils ont sorti tente et tracteur au soleil pour finir l'après-midi.

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08/09/2015

mûres mûres

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Leur récolte est traditionnelle chez nous, et tous les ans, on en fait des tartes, des confitures, de la gelée. Ils l'apprennent tout petits, on ne les cueille que lorsqu'elles sont bien noires. Ces mûres mûres nous parlent à l'oreille dans les haies crépitantes de la fin de l'été, des histoires de piquants, d'insectes bourdonnants, de fossés dissimulés sous les herbes et de lézards furtifs, mais aussi de ciels bleus infinis, de chaumes dorés, de maïs plus grands que nous et, parfois, de chevreuils bondissants au détour d'une barrière.

Les mûres ont le goût du tournant de la saison, quand l'été s'éloigne un peu, à peine, et que les premiers signes de l'automne se manifestent déjà. Une bourrasque soudaine arrache une volée de feuilles, le sol près de la maison est déjà jonché de glands, les premiers champignons sortent leurs chapeaux et le brouillard noie les lointains au lever du soleil. C'est alors que le goût profond et incomparable des mûres nous régale et nous réconforte, cadeau d'une nature prolifique.

Les T-shirts s'en souviennent longtemps et les petits doigts au fond des marmites n'ont pas peur des brûlures, quand c'est pour collecter les dernières gouttes de gelée violette.

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11/10/2014

vraiment l'automne

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L'automne cette année est venu d'un coup. D'un jour à l'autre il a fallu abandonner T-shirts et bermudas et remettre des pulls et des cirés. Il était temps, le nouveau figuier commençait à faire grise mine et la pluie nous a tous rafraichis et replongés dans la belle mélancolie de la "fall season", comme l'appellent les Américains.

Le jardin nous donne quelques fruits et les chemins de feuilles colorées prennent forme sur l'herbe et sous les pinceaux des enfants.

Quant au fruit de mon ventre, il danse la gigue plus souvent qu'à son tour et déjà il nous faut repenser à la place du berceau dans le séjour pour les premiers mois, à la réorganisation des chambres pour plus tard, à Noël qui devrait être tout spécial cette année.

Le conduit de la cheminée est ramoné, bientôt nous allumerons le poêle et les enfants pourront parfois dîner tout près du feu, sur la petite table.

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16/03/2014

retourner à Lavau

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Retourner à Lavau sur Loire, c'est pour nous inaugurer la belle saison. L'observatoire de Kawamata nous invite à la promenade, au regard panoramique sur la roselière et sur la Loire qui scintille là-bas. Près de la berge, les poissons font des bulles et des bonds, et la lumière est là, qui nous baigne entièrement. "Je peux me mettre torse-nu, maman ?" C'est tout le corps qui sourit à la chaleur et au paysage. Les photos sont toutes réussies, les structures en bois aident à cadrer, le bonheur du photographe, des images toutes en bleu, gris et or. Et trois petits gars qui s'en donnent, qui s'en donnent...

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