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22/08/2017

les belles prises

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L'été court déjà depuis plusieurs semaines et contient son lot habituel de pêches miraculeuses et de belles prises en tous genres. Nous délaissons nos champs pour vivre un autre rythme et d'autres parfums au bord de la mer où le climat se montre parfois écossais. La nuit, le vent et le bruit des vagues nous tiennent éveillés de longues minutes ; la toile claque, la structure en bois grince. Le jour, les vestes polaires sont souvent nécessaires mais rien ne gâche notre plaisir : la lumière ici est si belle. Du melon tous les jours et des repas qui ressemblent à des pique-niques, les programmes s'improvisent : le marché, le port à vélo, les marais et chaque fois les discussions pour trancher entre plage et piscine, que font les cousins ?

Nous rentrerons gorgés de soleil, de grand air et de sel. Les promenades des chiens à la plage la nuit tombée finiront et je remettrai à sa place la guirlande de lumière apportée pour réchauffer nos soirées, les semis d'aromatiques retrouveront la terrasse où je pourrai surveiller leur croissance.

L'été n'est pas fini, d'autres aventures nous attendent et si mes pensées voguent souvent vers mes futures classes et vers ce projet d'architecture qui m'attend à la rentrée, je laisserai les journées me pénétrer encore de leurs arômes de promenades, de cueillettes et de récoltes en tous genres.

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08/07/2017

jumpology

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C'est une série avec laquelle Philippe Halsman (clic) aurait été d'accord. Mes stars à moi n'ont encore que peu de choses à abandonner, ils ne se sont pas encore fabriqué de masque à faire tomber lors d'un saut pour révéler leur authenticité, ils savent encore être eux-mêmes au-delà de ce que l'on attend d'eux, le naturel de l'enfance.

Se sachant photographiés, ils ne posent pas, sourient ou non, restent le plus souvent dans l'élan de leurs jeux, là où leur imaginaire les entraîne à l'instant.

S'ils doivent poser, les voilà soudain empêtrés d'une contrainte qui les fige alors que tout les appelle à l'action et au continuum de leurs aventures. Les photos de classe les montrent parfois grimaçants ou tristes et la maîtresse d'Alexandre me rassure : non, il n'est pas toujours comme ça, heureusement. Il avait pourtant le lapin Neige sur les genoux, mais rien n'y a fait, ni les blagues du photographe, ni les invites à la détente des autres autour de lui. Et je me rappelle cette nounou haïtienne si câline et souriante qui, lorsque j'ai voulu la photographier, s'est soudain figée en masque hiératique, redevenant elle-même le moment d'après.

Masque ou pas masque ? Puissent-ils rester eux-mêmes toujours, suivre leur chemin non pour satisfaire les attentes des autres mais parce qu'ils sauront les premiers ce qui est bon pour eux-mêmes...

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02/07/2017

poney club

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00:02 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1)

11/05/2017

journée marine

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C'était une de ces journées radieuses que nous avons en ce moment et nous avons décidé de la placer sous le signe de la mer. Un pique-nique s'imposait sur la plage, on se sentait comme à une avant-première. Dans quelques semaines il ferait encore plus chaud et nous serions en vacances pour de vrai dans ce paysage de sable, de roc et d'eau. Mais pour l'instant, les polaires étaient nécessaires. Les sandwiches avaient un goût salé et une mini escapade sur les rochers nous rappelait des sensations passées.

La visite du grand aquarium était l'aboutissement de ce voyage et mes quatre garçons, tantôt berniques, tantôt mérous, devant les requins, les tortues, les raies. Quatre drôles de bigorneaux curieux, mais sentant aussi l'ennui de ces bêtes tournant sans cesse dans leurs immenses bocaux de verre.

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18/04/2017

beaux en avril

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08/02/2017

gris de mer

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C'était le dernier week-end, nous l'avons passé avec les cousins, les chevaux, les vaches, les poules, les chiens... dans ce que les enfants considèrent comme un véritable paradis. C'est un paradis où il peut pleuvoir, venter, faire froid et gadouilleux, on sort de toute façon, car on veut tout voir, tout sentir, vérifier les ruches, humer la sellerie, se faufiler dans le bûcher, tâter les dernières pommes tombées à l'automne.

Pour dormir c'est simple, des matelas, des enfants par terre ici, d'autres là, un peu comme ça tombe, de toute façon ils veulent tous être ensemble dans le même lit et tant pis pour l'heure.

Il m'avait fallu rester au collège pour accueillir les futures familles et mon week-end à moi serait tronqué. J'avais des corrections à faire, une tonne, des projets à finir dans l'urgence, l'impression faussée que tout le monde comptait sur moi d'une manière ou d'une autre, mais cette journée-là on ne me l'enlèverait pas, je ne ferais rien d'autre que leur préparer à manger et veiller sur eux et les bêtes.

C'est peu après que j'ai perdu ma voix et que les petits signaux se sont mis à clignoter, les larmes, les jambes coupées, les oublis, les réveils nocturnes et au final, l'impossibilité nette de plus rien produire.

De ce week-end là je garde du gris, du gris pluie, du gris bruine, du gris poil, du gris cœur. Le gris c'est doux, c'est ma couleur préférée, elle me va tout le temps, en toute saison. Et puisqu'on m'impose la pause, puisqu'il n'y a plus d'échappatoire, je me pelotonne dans le gris de ces journées encore hiver.

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23/01/2017

dire et rire

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Il faudrait se souvenir toujours de ces moments sans soucis, être présent à cent pour cent à ses mimiques, ses sourires, ses premiers mots. Il a désormais tout un vocabulaire bien à lui et qui décrit son monde, basé sur des sonorités précises qu'il répète et combine à l'envi.

Un CAA est un tracteur ou un car, c'est selon, Lolo désigne la baignoire ou la flaque, LAA est la vache, appelée aussi parfois MEUMEU. On entend plein de BAPOU qui veut dire voiture, de POUPOU qui sont les poules, de YAYA qui est Tilia. NON veut dire non, mais en plus négatif encore, tandis que oui se dit AOUI dans son langage, et c'est un oui plein d'assentiment.

Prononcer MAMAN est acquis depuis longtemps et il ne s'en prive pas, sur tous les tons et à toute occasion, suppliant ou l'air moqueur. Mais le mot qui emporte tous ses suffrages, c'est PAPA. Ce mot-là est prononcé un bon millier de fois par jour, c'est le premier mot qu'il dit au réveil et sur un ton qui ne supportera pas l'attente. PAPA est convoqué à tout moment, pour toutes les menues trouvailles de la salle de jeu. PAPA se prononce sur un ton d'affection exclusive en se lançant la tête dans les jambes dudit père et en l'enlaçant d'un air des plus amoureux qui soit. Et peu importe que l'objet de cet amour soit en train de réfléchir, de téléphoner, de tenter de travailler, s'il ne répond pas dans l'instant à la démonstration, le drame éclate et Philippe reste inconsolable.

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09/01/2017

c'est ça l'hiver

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Il faut bien l'avouer, l'hiver chez nous, c'est plus souvent "mud season" que neige et froid sec. Alors quand la nature se donne en spectacle, on adhère tout de suite et même, on sort plusieurs fois par jour pour bien sentir les choses.

Que plusieurs jours de suite la température reste bloquée sous le zéro, bien en bas du thermomètre, et c'est le dépaysement complet, la grande fête de l'hiver.

Tout le paysage semble cristallisé et le givre métamorphose la moindre brindille en sculpture fragile. Les couleurs s'effacent et une palette de gris doux prend place, de l'aplat du ciel aux étendues herbeuses, des talus à la ligne du chemin. Une gomme magique a tracé par-dessus les graminées, branches et ronces et c'est tout un entrelacs graphique et argenté qui s'offre sous le ciel morne. Le verger se devine au loin et le givre envahit tout, jusqu'à l'air silencieux, épais et presque solide qui me pénètre, tranchant, pendant ma promenade.

Bientôt la féérie cessera et le givre tombera des branches par paquets, petits fracas qui me font me retourner parfois, laissant les écorces noires et humides dessiner un paysage plus commun.

Mais pour l'instant c'est l'hiver, il fait froid et quand je reviens vers le village, les cheminées envoient leurs volutes au ciel, invitant au refuge des maisons douillettes. L'odeur des feux de bois imprègne jusqu'aux abords du hameau, et c'est la même que les anciens habitants pouvaient sentir autrefois, quand ils rentraient des champs, contents peut-être de leur travail et de savoir leurs bêtes à l'étable.

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31/12/2016

exotisme de fin d'année

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Ici aussi pour tous c'est la trêve des confiseurs : plus de cours, plus de chantiers, plus d'ordinateurs, les cahiers sont rangés...

Après Noël et les grands repas, nous filons passer quelques heures à Paris avec notre colonie, c'est pour nous l'exotisme suprême. Pour les plus petits, le must est de prendre les transports en commun. Bien sûr il y a les vieilles dames de la ville que nous retrouvons toujours avec plaisir, ce sont nos icônes à nous : tours, palais, résidences, ponts, ... Mais il y a aussi cet air particulier, la Seine et ce rythme différent, "tout le monde suit ?", "restez bien ensemble", "Matthias, donne la main à Lucien"... et l'achat incontournable des petites tours Eiffel qui viendront enrichir des collections déjà bien fournies.

Il y a les brasseries, leurs miroirs et leurs lustres, la clarté glaciale du ciel, et toutes les choses que nous n'auront pas eu le temps de voir cette foi-ci, le Luxembourg, la montagne Sainte Geneviève et Saint Michel...

Nous reviendrons, peut-être à Pâques, peut-être cet été.

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18:11 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (2)

28/08/2016

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