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03/12/2017

trois ans, chevalier terrrrrrible...

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01/11/2017

Halloween et après

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Halloween a eu lieu ici aussi, les préparatifs ont occupé presque la journée, car les enfants impatients n'ont rien pu faire d'autre qu'attendre le soir en demandant si c'était enfin l'heure de se préparer. Des maquillages, quelques chapeaux et masques plus tard, la petite troupe à laquelle s'étaient joints les cousins et les petites voisines a pu s'ébranler dans le noir, chacun muni de paniers et de lumignons. De petites mains serraient les miennes, mi-enthousiastes, mi-apeurées. De maison en maison, les menaces de sorts ont été inutiles et nous avons une année entière de réserve de bonbons.

Aujourd'hui c'est la forêt qui nous a accueillis pour que chaque monstre, chaque fantôme, chaque sorcière puisse respirer un peu d'air frais et retrouver sa bonne mine habituelle.

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30/10/2017

un demi carré

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Un demi carré de fleurs gaies pour accueillir novembre, la suite viendra bientôt.

Au cimetière, chacun se demandait ce qu'il préfèrerait sur sa tombe le moment venu, pas de grand monument en tout cas, ça fait un peu peur, Maman, plutôt une pierre toute simple. Moi, j'aimerais mieux des plantes sur le dessus, pourquoi pas des sauges ou des verveines roses ? Et où aimerais-tu être enterrée, Maman, ici ou chez nous ? Je leur parle des cimetières en Irlande, de l'herbe et des arbres, du vent fort...

Mais pour l'instant, le jardin est encore beau, les dernières roses flamboient et Spiderman fait du kart.

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25/10/2017

septembre et octobre

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Les jours filent et septembre et octobre se combinent ici pour un arrêt sur image de notre rentrée.

Une première pour Philippe en petite section, un changement improvisé d'établissement pour Matthias en troisième, l'entrée en CP pour Lucien, et Alexandre qui entame sa dernière année d'école primaire...

Deux mois après le rythme est pris, non sans fatigue pour moi qui ai repris à temps complet et avec différentes responsabilités. Chacun semble épanoui à la place qu'il occupe, les quinze jours de pause sont néanmoins les bienvenus.

Des rendez-vous, des réunions, chaque absence le soir est un challenge dans notre organisation, une prise de risque aussi quant à l'équilibre de la famille, avec cet enfant pour qui on découvre que la future entrée au collège constitue une préoccupation démesurée et qui craque à la moindre émotion. Un nouveau bilan pour lui, et des pistes d'orientation déjà. Le stage de troisième, lui,  se fera à l'ONF, la forêt à la saison de son apothéose, quelle chance ! Là aussi un futur qui commence à prendre des couleurs et des noms : agriculture, agronomie... de belles recherches en vue et des rencontres à organiser.

J'ai des élèves qui me préoccupent et leurs visages tournent dans ma tête ; comment amener les familles à se poser les bonnes questions, à faire intervenir le bon regard sur leur progéniture avant que celle-ci ne se construise sur une image complètement fausse ?

Il reste les soirées douces, et, même si le froid n'est pas encore au rendez-vous, la chaleur des lampes le soir et les moments de lecture sont nos richesses saisonnières.

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22/08/2017

les belles prises

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L'été court déjà depuis plusieurs semaines et contient son lot habituel de pêches miraculeuses et de belles prises en tous genres. Nous délaissons nos champs pour vivre un autre rythme et d'autres parfums au bord de la mer où le climat se montre parfois écossais. La nuit, le vent et le bruit des vagues nous tiennent éveillés de longues minutes ; la toile claque, la structure en bois grince. Le jour, les vestes polaires sont souvent nécessaires mais rien ne gâche notre plaisir : la lumière ici est si belle. Du melon tous les jours et des repas qui ressemblent à des pique-niques, les programmes s'improvisent : le marché, le port à vélo, les marais et chaque fois les discussions pour trancher entre plage et piscine, que font les cousins ?

Nous rentrerons gorgés de soleil, de grand air et de sel. Les promenades des chiens à la plage la nuit tombée finiront et je remettrai à sa place la guirlande de lumière apportée pour réchauffer nos soirées, les semis d'aromatiques retrouveront la terrasse où je pourrai surveiller leur croissance.

L'été n'est pas fini, d'autres aventures nous attendent et si mes pensées voguent souvent vers mes futures classes et vers ce projet d'architecture qui m'attend à la rentrée, je laisserai les journées me pénétrer encore de leurs arômes de promenades, de cueillettes et de récoltes en tous genres.

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08/07/2017

jumpology

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C'est une série avec laquelle Philippe Halsman (clic) aurait été d'accord. Mes stars à moi n'ont encore que peu de choses à abandonner, ils ne se sont pas encore fabriqué de masque à faire tomber lors d'un saut pour révéler leur authenticité, ils savent encore être eux-mêmes au-delà de ce que l'on attend d'eux, le naturel de l'enfance.

Se sachant photographiés, ils ne posent pas, sourient ou non, restent le plus souvent dans l'élan de leurs jeux, là où leur imaginaire les entraîne à l'instant.

S'ils doivent poser, les voilà soudain empêtrés d'une contrainte qui les fige alors que tout les appelle à l'action et au continuum de leurs aventures. Les photos de classe les montrent parfois grimaçants ou tristes et la maîtresse d'Alexandre me rassure : non, il n'est pas toujours comme ça, heureusement. Il avait pourtant le lapin Neige sur les genoux, mais rien n'y a fait, ni les blagues du photographe, ni les invites à la détente des autres autour de lui. Et je me rappelle cette nounou haïtienne si câline et souriante qui, lorsque j'ai voulu la photographier, s'est soudain figée en masque hiératique, redevenant elle-même le moment d'après.

Masque ou pas masque ? Puissent-ils rester eux-mêmes toujours, suivre leur chemin non pour satisfaire les attentes des autres mais parce qu'ils sauront les premiers ce qui est bon pour eux-mêmes...

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02/07/2017

poney club

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00:02 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1)

11/05/2017

journée marine

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C'était une de ces journées radieuses que nous avons en ce moment et nous avons décidé de la placer sous le signe de la mer. Un pique-nique s'imposait sur la plage, on se sentait comme à une avant-première. Dans quelques semaines il ferait encore plus chaud et nous serions en vacances pour de vrai dans ce paysage de sable, de roc et d'eau. Mais pour l'instant, les polaires étaient nécessaires. Les sandwiches avaient un goût salé et une mini escapade sur les rochers nous rappelait des sensations passées.

La visite du grand aquarium était l'aboutissement de ce voyage et mes quatre garçons, tantôt berniques, tantôt mérous, devant les requins, les tortues, les raies. Quatre drôles de bigorneaux curieux, mais sentant aussi l'ennui de ces bêtes tournant sans cesse dans leurs immenses bocaux de verre.

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18/04/2017

beaux en avril

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08/02/2017

gris de mer

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C'était le dernier week-end, nous l'avons passé avec les cousins, les chevaux, les vaches, les poules, les chiens... dans ce que les enfants considèrent comme un véritable paradis. C'est un paradis où il peut pleuvoir, venter, faire froid et gadouilleux, on sort de toute façon, car on veut tout voir, tout sentir, vérifier les ruches, humer la sellerie, se faufiler dans le bûcher, tâter les dernières pommes tombées à l'automne.

Pour dormir c'est simple, des matelas, des enfants par terre ici, d'autres là, un peu comme ça tombe, de toute façon ils veulent tous être ensemble dans le même lit et tant pis pour l'heure.

Il m'avait fallu rester au collège pour accueillir les futures familles et mon week-end à moi serait tronqué. J'avais des corrections à faire, une tonne, des projets à finir dans l'urgence, l'impression faussée que tout le monde comptait sur moi d'une manière ou d'une autre, mais cette journée-là on ne me l'enlèverait pas, je ne ferais rien d'autre que leur préparer à manger et veiller sur eux et les bêtes.

C'est peu après que j'ai perdu ma voix et que les petits signaux se sont mis à clignoter, les larmes, les jambes coupées, les oublis, les réveils nocturnes et au final, l'impossibilité nette de plus rien produire.

De ce week-end là je garde du gris, du gris pluie, du gris bruine, du gris poil, du gris cœur. Le gris c'est doux, c'est ma couleur préférée, elle me va tout le temps, en toute saison. Et puisqu'on m'impose la pause, puisqu'il n'y a plus d'échappatoire, je me pelotonne dans le gris de ces journées encore hiver.

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