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20/06/2016

Patience

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Patience est morte, je crois qu'elle a beaucoup souffert. Je suis restée jusqu'au bout, mais je n'ai pas tout regardé. J'ai écouté les gestes du vétérinaire, ses préparatifs, ses allers-retours à sa voiture pour sortir son matériel, et mes yeux sur le dos de mon frère, penché sur la tête de la douce bête.

Elle est partie tout doucement, sans presque se débattre, sans une plainte. C'est ça aussi, la vie à la campagne, la vie et la mort, la maladie des bêtes, leur souffrance qui laisse impuissant. Je ne sais pas si j'ai assez parlé aux enfants, j'aurais dû leur montrer le corps : il faudra aussi qu'ils apprennent.

Elle était née de Zébulon et de Cocotte, sa mère qui est toujours chez papi et mamie. Avec elle, c'est un pan de ma jeunesse qui disparaît. Paix à son âme d'ânesse, au paradis des équidés.

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10/06/2016

allez les bleus !

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Et vive la France et les patates frites !

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07/06/2016

oui au bois

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Une de mes plus fabuleuses journées aura été sans conteste ce tête à tête avec lui pendant mes visites professionnelles. Son école était encore en grève et j'avais décidé à la dernière minute de l'emmener avec moi. Nous avons regardé, écouté mes confrères, grimpé des escaliers, palpé le bois et le métal, pris du recul, jugé telle ou telle perspective, observé les ouvriers s'activant...

La plupart du temps, c'est lui qui avait l'appareil photo et son regard sur le monde de garçon de 10 ans est très étonnant. "Il n'y avait que des adultes, aucun enfant, maman !"

Le cocktail qu'on nous a servi ensuite s'est révélé le plus incroyable repas qu'il ait fait.

Il s'est peu exprimé mais il était attentif et curieux et notre complicité réelle. Après avoir parcouru les allées du salon, mon petit assistant avait les poches pleines d'échantillons glanés au fil des stands et ma tête débordait de nouvelles idées de formes et de matériaux.

Vraiment, une fois rentrés, nous pouvions dire définitivement Oui au bois (clic) !

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27/05/2016

orages et accalmies

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Il y a des moments où, vraiment, ils ne peuvent rien faire ensemble. Les disputes sont continuelles, le moindre mot est moqué ou critiqué, le moindre geste est déclaré nul ou ridicule. Les situations dégénèrent vite, il y a de l'orage dans l'air, ils sont comme des piles, comme chiens et chats.

C'est souvent au retour de l'école et l'on sent toute cette fatigue et cette tension accumulées dans la journée, quelque chose que les familles connaissent bien, je crois. Là, l'idéal est de se rendre disponible, entre la fin d'une journée de travail et ses urgences, la préparation d'un bon goûter, la direction des devoirs, l'organisation du dîner, la mise en pyjamas, pour loger un petit moment qui réunira tout ce petit monde, ballon, vélo ou jeux divers (d'hiver ?)... C'est fou comme ces moments tous simples renforcent les liens et donnent une place à chacun.

Il n'en reste pas moins que la période est rude et que faire coopérer un enfant TDA-H (clic) avec un enfant précoce (clic) relève souvent de la gageure, engendrant tensions et frustrations. Lors du bilan au centre de soin l'autre jour, pour la première fois, les larmes d'Alexandre ont coulé en silence, petit père, pour trop de prises en charges, un emploi du temps de ministre, une difficulté à faire front à toutes ces idées qu'il a en tête à tout moment et qui lui font faire, presque malgré lui, toutes ces bêtises de ces derniers jours. Mes larmes ont suivi bien sûr et on nous entendra, tous réunis, pour nous aider un peu à assumer et organiser tout cela.

Depuis ces épanchements, mon petit garçon est nettement plus doux, plus attentif, une belle accalmie qui va certainement éclore encore sous le soleil du printemps.

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11/05/2016

le train-train du week-end

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02/05/2016

le p'tit nouveau

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Il s'appelle Latcho et a cinq mois, il est arrivé depuis dix jours à peine et déjà chacun vaque à ses occupations comme s'il avait toujours été là. Il reçoit force caresses et bisous, mais les journées sont rythmées par des cris de surprise, d'effroi ou de colère.

Cris des enfants lorsqu'il s'aventure dans la salle de jeux et démolit les constructions ou quand il rapporte une à une les petites voitures dans son panier.

Cris des adultes quand il monte sur la table pour tenter un vol de nourriture.

Cris de la basse-cour lorsqu'il entre dans le verger et joue au loup avec les poules.

Il connait maintenant tous les recoins du jardin et participe déjà activement aux travaux du potager (hem !), mais c'est en promenade, dans les champs, qu'il donne le plus joyeux de lui-même. Tilia participe avec bonheur et, dans la course poursuite, on ne saurait dire lequel de ces chiens est le plus jeune.

Il engouffre sa pâtée en quelques instants, c'est un bonheur de lui voir autant d'appétit.

Mais quand arrivent sept heures, Monsieur Latcho est dans son panier et dort comme un bébé dont la journée a été bien remplie. Il ronfle et vous pourriez sonner du cor tout près, il dort...

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09:55 Publié dans animaux | Lien permanent | Commentaires (2)

04/04/2016

intersaison

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Comme Philippe, nous sommes tous tendus vers le printemps.

Après les grippes, les percées de pré-molaires et autres petits plaisirs de fin d'hiver, après la gadoue et les jours gris, nous ressentons un nouvel élan partagé avec les plantes et les bêtes. Très bientôt, le soleil se fera plus fort et tout s'épanouira.

Déjà, le jardin se prépare et le magnolia stellata, devant ma fenêtre, en fleurs depuis fin décembre, sort désormais ses feuilles. Les animaux profitent du moindre rayon de soleil pour se réchauffer et la basse-cour explore toujours plus loin le champ des chênes.

Des envies nouvelles nous prennent, des piques-niques, de nouvelles plantations, des promenades plus longues, de nouveaux animaux. Les enfants sont en vacances, ils vont pouvoir dormir le matin, ressortir les vélos et les ballons. Nous remettrons du sable propre dans le bac dehors et il faut ressortir la table de la terrasse, tondre un peu, il reste des feuilles à ramasser pour le potager et des arbres à tailler et éclaircir pour que la lumière pénètre au cœur.

Le poêle est encore allumé, il faut encore mettre un manteau le matin, mais nous nous préparons, nous sommes prêts à sortir de nos gangues hivernales.

Bientôt, le printemps nous fera tous refleurir.

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28/02/2016

60 000, le colibri et la coccinelle

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C'est un enjeu qu'ils comprennent très bien à leur âge et déjà ils savent que le développement est ailleurs, qu'il vaut mieux des fermes qu'un aéroport, des carottes plutôt que des avions.

L'ambiance était à la fête, sous le soleil froid de février, 60 000 participants c'est bien. Ils ont reconnu un des tracteurs qui défilaient, "ils vont où, maintenant, maman ?", "ils rentrent dans leurs fermes, c'est l'heure de la traite, il y a du travail".

Et je suis sûre qu'ils se souviendront  de l'engagement de tous ces participants défilant joyeusement, en musiques et jongleries, avec banderoles et drapeaux. Chaque fois que nous emprunterons cette route, nous reverrons la tour à l'effigie pleine de sens du colobri, celui qui fait sa part pour éteindre le grand incendie.

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16/02/2016

dyptique

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16/01/2016

nos promenades

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Des promenades comme celle-là, il y en aura sûrement encore des dizaines cette année.

Elles seront chaque fois différentes, car le ciel n'est jamais tout à fait de la même couleur, les feuilles reviendront aux arbres et les cultures dans les champs suivront les saisons. Bientôt nous quitterons écharpes et bonnets, les manteaux resteront sur les patères et les bottes même deviendront superflues. Déjà tout-à-l'heure le soleil me chauffait les joues et il a bien fallu alléger un peu les cols et les chapeaux de mes cyclistes.

La campagne de ce côté est encore nue mais toujours si rassurante et pérenne, c'est là que je m'enracine et pour eux c'est certain, ce sera pareil.

C'est la période de l'année où je pense souvent à l'idée d'aller vivre ailleurs, au soleil, là où les maisons sont baignées de lumière, où les penderies ne contiennent que des robes et des tee-shirts, où l'on va à la plage d'un coup de vélo, où l'ombre est apaisante et les feuillages luxuriants...

Mais je n'oublie pas qu'après trois semaines passées là-bas, tout à coup une nostalgie féroce me saisit et que ma terre me manque, les galettes de blé noir, les petites lampes et le feu du soir, les ciels changeants et les flaques dans les chemins.

Lucien me l'a redit, au moment d'aller à la sieste, de toute façon, il sera fermier, pour faire du tracteur et s'occuper des animaux. Sa ferme n'est pas à l'autre bout du monde, c'est ici, à deux pas. Il sera fermier avec Tonton.

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