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22/09/2015

c'est l'automne !

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L'automne arrive demain. Nous sommes préparés pour sa venue car déjà il y a eu de grands vents, des journées de pluie, des températures qui baissent le soir, des envies de couettes plus chaudes et de plaids confortables. C'est la période du mûrissement, des récoltes et de l'abondance. Chailleux, rainettes, court-pendues, on peut choisir toutes les pommes dans le seau et les mordiller tour à tour, les regarder, les câliner, les faire rouler.

Ce soir on allumera le premier feu dans le poêle et je sais qu'ils attendent ce moment depuis plusieurs jours. Peut-être mettra-t-on la petite table pour le dîner juste devant pour être tout près et regarder les flammes à loisir.

L'automne nous apporte un nouveau rythme quotidien et une autre façon d'être à la maison. Tous se rassemblent autour de la pâte à modeler, des crayons, des légos, des petites voitures sur le tapis, tandis qu'à la cuisine on assiste au retour des soupes et des plats mijotés. Dans les champs et les chemins, on guette les champignons qui déjà éclosent. Les châtaignes seront bientôt prêtes et peut-être les prunelles. Au jardin les dernières tomates rougissent encore un peu et les potimarrons gonflent de jour en jour, seront-ils prêts pour Halloween ?

Bienvenue à l'automne !

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17/09/2015

sérénité

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Il tête et, de sa main libre, cherche la mienne. Il touche d'abord ma paume, la main en boule, puis les doigts ouverts, la pose bien à plat sur le dos de la mienne, dans une caresse très douce. Il saisit l'un de mes doigts laissé exprès à sa portée, le serre un peu, puis le lâche pour revenir toucher la paume de ma main et s'y lover. Son bras s'agite, il bat l'air un instant, vient palper mon sein tandis qu'il boit toujours et revient jouer avec mes doigts. Ses yeux sont fermés depuis un moment. Il tête toujours avidement, mais son rythme se ralentit et bientôt, je pourrai aller le déposer doucement dans son nouveau lit, où il se retournera en s'étirant de bien être et se laissera sombrer dans la nuit de son sommeil.

C'est le plus serein de tous mes princes. Je l'imagine adulte, souriant, barbu certainement, revenant enjoué du jardin où il aura vécu une de ces aventures simples du grand air qu'il affectionnera sûrement. En attendant, il s'entraîne, explore, grimpe déjà, se montre curieux de tout, impatient, affamé de vie.

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12/09/2015

dans la forêt

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Comme il pleuvait à verse ce matin, nous avons cru que l'automne était arrivé. Nous avons aussitôt pensé à la forêt où nous pourrions le vérifier, nous avions envie d'une balade sous la pluie, dans les odeurs de feuilles foulées et de champignons, j'avais même pensé étrenner mon nouveau ciré acheté à la coopérative maritime cet été. Matthias parlait d'allumer le poêle en rentrant, pour le goûter et je lui opposais que nous n'étions que début septembre et que quelques bougies suffiraient à réchauffer les cœurs.

Au lieu de l'automne c'est bien l'été que nous avons retrouvé sous les arbres. Le ciel s'était dégagé et il a fallu faire un effort pour trouver un champignon ou une feuille rousse. C'est presque soulagés que nous avons dû ôter un pull ou une veste, et les quelques flaques trouvées en chemin ont à peine suffi à mouiller les bas de pantalon. Tilia s'en est donné à cœur joie et la pause finale dans les grandes herbes leur a permis, je le crois car ils étaient silencieux et concentrés, de sentir la forêt avec tous leurs sens.

Rentrés à la maison, c'est sur la terrasse que nous avons pris le goûter. Déguisés en chevaliers, ils ont sorti tente et tracteur au soleil pour finir l'après-midi.

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08/09/2015

mûres mûres

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Leur récolte est traditionnelle chez nous, et tous les ans, on en fait des tartes, des confitures, de la gelée. Ils l'apprennent tout petits, on ne les cueille que lorsqu'elles sont bien noires. Ces mûres mûres nous parlent à l'oreille dans les haies crépitantes de la fin de l'été, des histoires de piquants, d'insectes bourdonnants, de fossés dissimulés sous les herbes et de lézards furtifs, mais aussi de ciels bleus infinis, de chaumes dorés, de maïs plus grands que nous et, parfois, de chevreuils bondissants au détour d'une barrière.

Les mûres ont le goût du tournant de la saison, quand l'été s'éloigne un peu, à peine, et que les premiers signes de l'automne se manifestent déjà. Une bourrasque soudaine arrache une volée de feuilles, le sol près de la maison est déjà jonché de glands, les premiers champignons sortent leurs chapeaux et le brouillard noie les lointains au lever du soleil. C'est alors que le goût profond et incomparable des mûres nous régale et nous réconforte, cadeau d'une nature prolifique.

Les T-shirts s'en souviennent longtemps et les petits doigts au fond des marmites n'ont pas peur des brûlures, quand c'est pour collecter les dernières gouttes de gelée violette.

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05/09/2015

* côté jardin *

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Ils sont là depuis longtemps et seront là bien après nous, ce qui m'empêche de penser que je les possède ou qu'ils seraient ma plus belle collection. Ces chênes imposants qui ponctuent les limites de notre jardin contribuent à interroger notre présence ici.

Quand j'ai acheté cette parcelle, j'avais insisté pour acheter non seulement l'ancienne étable mais aussi le champ qui la jouxte. Tout cela avait été entériné par des plans, des actes, des signatures. Mais ces arbres âgés se moquent des droits de propriété et, comme Sue Hubbell (clic), je me demande bien qui possède qui ici. Ce sont eux qui nous accueillent et nous nous sentons leurs hôtes sous leurs branches graphiques.

Ils ont des pouvoirs incroyables pour qui veut bien les regarder et les écouter, comme celui de modifier la lumière, de conférer au champ une atmosphère mystérieuse au point du jour, de chanter au moindre souffle. Leur ombre est bénéfique aux gens et aux bêtes et la faune qu'ils abritent est parfois insoupçonnable, comme ce lutin trouvé un jour dans la ramure.

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02/09/2015

une rentrée salée

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Bien sûr je pourrais parler de la rentrée des classes, des cartables que nous aurons préparés à la dernière minute cette année, des nouvelles classes, de la nouvelle école pour Alexandre, du rythme quotidien qu'il faut ajuster et de toute façon les soirées diminuent...

Je préfère me reporter quelques jours en arrière, lors de cette belle promenade dans le bleu et l'iode des marais. C'est le jour où nous avions acheté de nouvelles épuisettes et les crabes n'avaient désormais qu'à bien se tenir.

Je ne veux pas en parler au passé, je veux garder tous ces moments frais dans mon cœur et préparer les prochains. Septembre nous réserve encore de belles journées et, dès cette semaine, le rivage nous reverra, armés jusqu'aux dents de haveneaux, seaux, rateaux et autres planches de surf.

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28/08/2015

* côté jardin *

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Cette année je n'ai pas pris le temps plus tôt et ce sera donc un potager pour l'automne.

Mais déjà il se gonfle de promesses et j'aime y voir les différents feuillages prospérer et voisiner dans toutes leurs différences de verts, de textures, de tailles et de formes. Les petits semis sortent à peine tandis que les immenses feuilles des courges envahissent peu à peu le terrain libre. Ce foisonnement est pour moi l'idée même de la beauté et de la force vitale.

On pense aux récoltes futures pour des soupes, des gratins, des potées. J'espère qu'il y aura encore assez de chaleur pour des tomates et la coriandre qui repousse.

Les premières grappes de raisin ont fait leur apparition sur notre table ce midi pour un dessert improvisé et des poires sont tombées il y a peu avec le vent, elles mûrissent tranquillement sur le buffet noir et je les guette tous les jours.

Quant à la tour à patates, elle est couronnée de plants vigoureux qui ne demandent encore qu'un peu de soleil pour produire leurs fruits.

Nous venons de vivre deux jours de pluie et la terre est douce et facile. L'été revenu aujourd'hui nous permettra sûrement d'autres semis et plantations, il n'est jamais trop tard et j'ai toujours des projets pour cette partie du jardin. Multiplier les rhubarbes, bouturer les cassissiers et le sureau, déménager certains rosiers et des plantes arbustes à tailler dans tous les sens...

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25/08/2015

à la barrière

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22/08/2015

* côté jardin *

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Nous avions un stock de pommes de terre germées et nous avons décidé de faire une tour à patates comme Mavis (clic), mais en mieux car chez nous, ce sont des twins !

Un petit rouleau de grillage est disposé verticalement sur la terre et on arrange les patates en périphérie, juste posées sur le sol. On recouvre de paille et on fait un ou plusieurs étages supplémentaires de pommes de terre. Nous avons ajouté un petit peu de terre à chaque niveau, mais l'essentiel c'est la paille qui doit bien cacher les tubercules.

Il faut ensuite bien arroser, faites-le faire par vos jardiniers préférés, comme moi.

La suite au prochain épisode...

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tricoter la mer

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C'est une affaire de couleur et de lumière.

Ce sera un petit pull pour Philippe, il le portera en novembre, au plus creux de ce mois noir qui apporte la pluie, le froid, le vent, qui oblige à chausser les bottes dès que l'on veut sortir. Ce sera dans longtemps, on imagine difficilement, même si déjà les jours raccourcissent et les soirées permettent à peine de dîner dehors.

En tout cas pour le moment tous s'en donnent à cœur joie du soleil et du spectacle sans cesse renouvelé de l'immensité bleue, parfois grise, verte, mauve. Le rituel des tongs, serviettes et épuisettes est quotidien et les enfants semblent nager dans le bonheur. Le rythme n'a plus rien à voir, on mange à pas d'heure, la plage c'est quand on veut, aussi longtemps qu'on veut, de préférence tôt le matin et en fin d'après-midi, quand les lumières sont les plus belles. On a alors l'impression d'être seuls au monde et le moindre creux de rocher devient paradis recelant d'inestimables trésors, rapportés avec fierté à maman et bientôt relâchés dans leur cachettes secrètes.

Ce tricot que je rapporterai à la campagne portera tout ça en lui, et quand le bébé le portera cet hiver, je suis sûre qu'il sentira l'iode, le sable humide et l'écume de la mer.

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