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06/11/2012

demi-teinte

Et pourquoi ne pas partager ça aussi ici ? C'est aussi notre vie de famille.

Ce petit bébé vers qui nos espérances étaient déjà tournées ne naîtra pas. Les médecins ont dit que c'était comme ça, il n'y a pas d'explication, il n'aura juste pas pu aller plus loin.

Mon âge est un facteur de risque supplémentaire.

Ca a été très rapide, je n'ai été absente qu'une journée. Quand je suis rentrée, mes jambes me portaient avec peine, mais ils avaient déjà tout préparé, la citrouille était creusée avec l'aide de leur papa, les décorations accrochées, le feu allumé.

Comment me plaindrais-je ? Nous avons déjà les plus beaux enfants du monde.

Et s'il arrive encore que les larmes coulent, je sais que bientôt je n'aurai plus les jambes qui flageolent, bientôt je retrouverai mon corps. Je ne verrai plus sur son visage qu'il pleure à l'intérieur. Bientôt nous recevrons nos amis comme prévu.

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23/10/2012

premières flambées

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Le temps était si pluvieux ces derniers jours que les coeurs ont tous tourné à l'automne. Mais octobre n'est pas que nostalgie, c'est aussi l'époque des premiers feux le soir, des petites lumières colorées, des coulemelles sous la haie, des compotes.

Les derniers rayons de soleil sont mis à profit pour préparer le jardin qui donne encore mais qu'il faut soigner pour que, lui aussi, il tienne toutes ses promesses au prochain printemps.

Et Lucien a 18 mois, c'est le plus gentil et le plus curieux des petits garçons. C'est le premier enfant que je connaisse qui ait commencé par dire oui avant de dire non. Il le fait en hochant fort la tête de bas en haut et approuve ainsi presque tout ce qu'on lui dit. Il sait se jeter dans nos bras et mettre sa tête dans notre cou. Et quand ça ne va pas, qu'il est fatigué ou contrarié, il prend gravement le petit morceau de pain que je lui tends et va le manger sur son fauteuil à rayures.

Les premières flambées dans le poële sont pour lui une fête qui jalonnera je l'espère tous ses prochains automnes. Que pour tous mes fils ces feux si précieux soient une part d'enfance qu'ils garderont toujours intacte.

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13/09/2012

la poule et l'Indien et autres contes de l'été

C'est encore l'été et je me replonge dans les aventures de nos vacances. En voici un court panel : les enfants sont bien sûr les héros.

1. La poule et l'Indien : un conte inventé, mis en scène et interprété par Matthias et Alexandre. La poule se promène en faisant cot cot cot, l'Indien surgit et la tue avec sa lance, hem !...

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2. Evening bath, ou le zen après la chaleur de la journée.

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3. La dégustation

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05/09/2012

c'est reparti

C'est reparti et le sourire était au rendez-vous.

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Et déjà une poésie à apprendre et la lettre <a> à reconnaître dans les prénoms de la classe...

18/06/2012

réussir

La fin de l'année scolaire approche et nous mesurons mieux ce qu'apprendre peut comporter de risque et de mise en danger pour chacun de nous, et encore plus pour ce petit garçon de 6 ans qui voudrait bien, si on l'en croit, rester petit toute sa vie.

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Nous nous sommes tous réunis à l'école, lui, la maîtresse bien aimée de cette année, la gentille de l'an prochain, celui que l'on appelle à la maison "monsieur le directeur" et la dame qui l'aide tous les jeudis.

Alexandre a encore quelques difficultés, mais il ira chez les grands l'an prochain. Il ne quittera pas ses copains et copines et tous les repères qu'il a finalement construits dans ce groupe, et il recevra une aide adpatée s'il le faut et quand il le faudra.

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Il aime aller à l'école et il n'y réussit pas mal du tout, alors que les apprentissages à la maison restent souvent si difficiles.

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Depuis quelques jours, Alexandre sait faire du vélo sans les petites roulettes. Puisse-til pédaler sur tous les chemins, freiner quand il faut et filer à toute allure dans le grand paysage de la vie.

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08/06/2012

le mercredi, le vendredi

Une longue panne d'ordinateur, puis un nouvel ordinateur tout neuf, de ceux que l'on peut emporter partout, chouette !

Et des nouvelles, façon vacances au jardin.

Le mercredi ici est un jour sacré. Pas question de rendez-vous, mais un rythme plus lent, des jeux improvisés, un peu d'art parfois, du jardinage si le temps le permet, une sieste obligatoire et toujours contestée mais toujours profitable.

 

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J'aime la lenteur particulière de ces journées, l'impression de vacances au loin qu'elles procurent dès que le soleil brille, la douce mélancolie qui s'en dégage quand la pluie tombe.

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Mais le vendredi, une fois de temps en temps, je ne travaille pas. Pas du tout. Et les enfants sont à l'école. Ces journées-là sont ma fête à moi toute seule et je ne sais jamais de quoi je vais me régaler le plus : un peu de couture, du dessin, un nouveau gâteau, du jardinage encore, de la lecture, et la radio toute la journée.

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Mais quand le car arrive, une autre fête commence. La grande porte jaune s'ouvre et Lucien éclate de rire en tendant les bras vers ses frères. La perspective du week-end fait lancer les cartables en l'air, jeter les chaussures n'importe comment. Le goûter peut alors commencer, les verres se renverser, les miettes s'étaler par terre, les disputes éclater...

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... et la maman reprendre son boulot de maman.

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18/05/2012

flux et reflux

Il y a le poids d'une fatigue qui a pu frôler l'épuisement, et qui tarde à s'éloigner, malgré que Lucien dorme enfin la nuit, du coucher à son réveil le lendemain matin.

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Des humeurs chagrines encore, des larmes qui montent pour un rien, des disputes, des découragements face aux tâches du quotidien, des loupers dans l'agenda.

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Et il y a les rires des enfants, leur tendresse, leurs bons mots, leurs jeux sans cesse réinventés, leurs courses folles dans les grandes herbes.

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Et plein de projets, à peine raisonnables, d'autres enfants plus tard peut-être, la reprise de mon premier métier tout de suite, des musiques à écouter, des histoires à raconter, des recettes à inventer, un monde entier à découvrir, et d'autres promenades le soir avec lui, dans les champs, quand les enfants sont enfin couchés.

08/05/2012

"Nos enfants sont nos trésors,..."

C'est une histoire d'adoption, racontée et illustrée par Anne Wilsdorf (éditions Lutin poche).

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C'est une adoption peu commune, parce qu'aucune institution étatique ne supervise la chose, aucun document officiel n'a à être rédigé, aucun visa n'est à attendre. Seuls les sentiments président, et la maman, d'abord réticente, se laisse peu à peu convaincre que ce petit bébé tout rose trouvé dans la jungle par la dégourdie Farafina va devenir son dixième enfant.

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C'est drôle et tendre, et le livre comporte, comme tout bon livre, un secret : un leitmotiv, qui fait que les enfants ne s'en lassent jamais, et que quand ce livre sort de la bibliothèque au moment du choix du soir, pour la lecture d'avant-dodo, il est toujours accueilli avec le sourire.

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Ce leitmotiv, le voici :

"Nos enfants sont nos trésors, nos plus beaux bijoux, ce que nous avons de plus cher au monde."

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25/03/2012

villégiatures

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Avec le printemps, le temps des villégiatures revient. Pas de villa en Italie pour nous, pas de club balnéaire, pas de chalet en Suisse. Ni San Francisco, ni les rives de la Mer Noire.

Nous retrouvons juste nos pique-niques et  nos lieux favoris. Nos villégiatures sont ces moments que nous arrachons le plus souvent possible à la course du quotidien. Un coin de champ au soleil, la plage la plus proche, la berge d'un ruisseau nous accueillent et nous offrent leurs vibrations et leurs lumières incomparables.

La Loire, ses luisances et ses gris bleus, et l'Observatoire de Tadashi Kawamata sont parmi nos destinations préférées. C'est hier que nous y sommes retournés, pour ancrer le printemps et son soleil dans notre peau et dans nos yeux.

Pour Lucien, c'était une première hier. Pour mes deux grands, il y eut des précédents, et se repencher sur les photos fait surgir une distance et une émotion particulière. Grâce à ces traces, nous les voyons grandir quand, pris dans la vie qui file, ils nous semblent toujours pareils.

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Matthias et Alexandre en 2010

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Matthias en 2007

18/03/2012

la première semaine

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Je crois que j'ai détesté cette ville où j'ai dû retourner après une longue absence, ma ville d'exil. Les prunus y étaient déjà décadents de fleurs, l'air vibrait mollement sur le lac et les chevaux s'ennuyaient. L'abbaye était sous le soleil, mais le grouillement des adolescents m'a laissée indifférente ce premier jour.

J'avais laissé Lucien endormi à la maison. Je savais que je faisais mal et qu'il aurait fallu qu'il comprenne que je lui disais au-revoir, que nous nous reverrions dans quelques heures, mais je n'ai pu me résoudre à le réveiller. Et puis il y avait aussi les grands à préparer et pour qui c'était un nouveau jour, et le papa qui devait jongler avec un nouvelle organisation matinale... Et Karine qui venait passer la première journée à la maison pour garder mon petit. Quand j'ai téléphoné en fin de matinée, il pleurait comme il n'avait jamais pleuré en 11 mois d'existence et j'ai fait l'aller-retour pour le consoler.

Le reste de la journée a été plus serein et, quand j'ai repris la voiture le soir pour rentrer, pour tous les retrouver, les prunus flamboyaient, l'air au-dessus du lac était transparent et gonflé de printemps et j'ai conduit un peu plus vite. Les aînés auraient plein de choses à me raconter, et j'ai aimé qu'ils demandent en tout premier comme s'était passée cette première journée de leur tout petit frère.

Le deuxième jour avec Isabelle, il n'y a pas eu de pleurs, pas de pleurs non plus à la halte-garderie où il ira un vendredi matin sur deux...

J'entame demain ma deuxième semaine de labeur, mais je sais maintenant qu'il pourra être consolé aussi par d'autres que moi, qu'il parvient à s'endormir sans têter, et que nous pourrons à nouveau, certains jours de plus en plus nombreux, dormir dans l'herbe au premier soleil de l'année, jardiner ensemble, manger de l'herbe, jouer et crier.